COMPRENDRE LA NOUVELLE DONNE ALIMENTAIRE

Publié le par JEEP

La nouvelle donne alimentaire où pourquoi notre alimentation moderne pose t’elle autant de problèmes malgré une technologie de pointe !

Comprendre que notre alimentation a plus changé en 50 ans qu’en 50 siècles !

→ Nos habitudes alimentaires ont changé : nous mangeons trop d’aliments hyper transformés, trop souvent (grignotage) nos repas sont trop caloriques, avec trop de gras saturé, trop de graisses trans, trop de sucre, trop de calories « vides » etc

→ Nos aliments ont changé : d’une part, ils ont perdu une part importante de leur teneur en vitamines, minéraux, oligoéléments et, d’autre part, ils sont de plus en plus chargés en toxiques divers (pesticides etc)

Ces changements ont des conséquences délétères sur notre santé.

Mieux que des grands discours, illustrons par quelques exemples pratiques les conséquences de ces modifications alimentaires depuis quelques décennies.

Les oméga-3 et 6 :

Selon certaines études, l’homme du paléolithique consommait autant d‟oméga-3 que d'oméga-6 alors que le ratio actuel est estimé de l’ordre de 1 pour 10 à 15 en Europe et de 1 pour 15 à 20 aux USA.

Or, ce changement de ratio entre les oméga 3 et 6 a des implications énormes en terme de santé publique.

Pourquoi ? les oméga 3 et 6 sont des acides gras dits essentiels parce que notre organisme ne peut pas les synthétiser (ou alors très difficilement) et il doit donc les trouver en quantité et en qualité dans l’alimentation. Ce sont des précurseurs des prostaglandines qui sont des hormones (= des messagers). Les oméga-3 sont à l’origine des prostaglandines de type 3 (les PG3)   Les oméga-6 sont à l’origine des prostaglandines de type 1 et 2 (PG1 et PG2) Or, la docteur Kousmine avait coutume de qualifier les PG2 de prostaglandines de «guerre» parce qu’elles maintiennent le système immunitaire en éveil, provoquant ainsi des réactions inflammatoires. Les PG1 étaient appelées des prostaglandines de paix car elles contrôlent et régulent les effets des PG2. Les PG3 ont pour fonction de neutraliser les excès des PG2

Grosso modo, on peut schématiser ainsi : Les oméga-3 sont anti-inflammatoires tandis que les oméga-6 (notamment animaux !) sont pour la plupart pro-inflammatoires. Si les deux sont nécessaires, l’excès d’oméga-6, notamment animaux, provoque ou entretient tous les problèmes inflammatoires !

Savoir également que trop d‟oméga-6 par rapport aux oméga-3 accentue encore plus la carence en oméga-3 car la chaîne de transformation de ces deux familles fait appel aux mêmes enzymes, vitamines et minéraux. L’excès d’oméga-6 accapare ces enzymes à son seul profit, empêchant la transformation des oméga-3 en PG3, ce qui fragilise à l’extrême la «force de police». En conséquence, trop d’oméga-6 (surtout animaux) par rapport aux oméga-3 se traduit par un excès des PG1 (les prostaglandines de guerre) induisant ainsi des risques accrus de maladies inflammatoires, allergiques, auto-immunes…d’où l’explosion actuelle de ces différentes pathologies dans les pays occidentaux.

→ Un exemple parlant : l’œuf !

L’œuf d’une bienheureuse poule élevée en liberté, batifolant en plein air et se nourrissant naturellement a un rapport oméga-3 sur oméga-6 se rapprochant de 1 pour 1 tandis que celui d’une malheureuse poule élevée en batterie, dans un univers concentrationnaire, sans voir le jour, sans bouger, nourrit artificiellement, bourrée de médicaments, stressée…a un rapport oméga-3 sur oméga-6 de l’ordre de 1 pour 19 !

Bonjour les prostaglandines de guerre ! Bonjour l’explosion des troubles inflammatoires !

Mais ce n’est pas tout car il faut savoir que toutes les molécules fonctionnent comme des clés. Pour les acides gras, les bonnes clés c’est lorsque ces acides gras sont sous la forme CIS, la seule qui soit physiologique, c’est à dire qu’elle permet aux acides gras d’être métabolisés, donc transformés correctement. Les mauvaises clés, ce sont les formes TRANS, qui sont non physiologiques, c’est à dire que ces acides gras ne sont pas ou très peu métabolisables et généreront donc, avec le temps, des phénomènes d’encrassement car tous ne seront pas éliminés.

Or, si l’œuf de notre bienheureuse poule est richement pourvu en acides gras CIS et très pauvre en acides gras TRANS, celui de sa malheureuse congénère sera, quant à lui, beaucoup trop chargé en acides gras TRANS, non physiologiques.

Ces acides gras TRANS, non physiologiques, sont impliqués dans bon nombre de troubles de santé, essentiellement les pathologies de dégénérescence ( cancers, alzheimer, parkinson etc)

Alors, on peut donc affirmer que si l’œuf de notre bienheureuse poule est vecteur de santé, celui issu de la poule de batterie se révèle carrément nocif !

Pourtant, dans les deux cas de figure, il s’agit bien d’un œuf !

→ Autre exemple : les protéines animales dont la viande. Selon les études, 33% de l’apport calorique de l’homme du paléolithique provenait de protéines animales (viande principalement) contre plus ou moins 15% chez les occidentaux de notre monde moderne.  

Nous sommes programmés depuis la nuit des temps pour manger des protéines animales.

Mais, il faut savoir que la viande actuelle - provenant des élevages intensifs-  n’a plus grand chose à voir avec cette même viande que mangeait nos ancêtres: En effet, les viandes modernes sont devenues trop grasses  (elles contiennent  5 à 7 fois plus de matières grasses que celles chassées et piégées par nos ancêtres et ce sont principalement des graisses saturées qui en bénéficient) et trop chargées en acides gras TRANS non physiologiques. Sans parler des toxiques divers, médicamenteux et autres !

Il faut savoir que notre consommation en acides gras TRANS  serait passée de 2% des apports caloriques totaux en 1800 à plus de 10% vers la fin du 20ème siècle et serait, selon certains, probablement  de l’ordre de 15% actuellement.

Alors, avec trop peu d‟oméga-3, trop d‟oméga-6 par rapport aux oméga-3, trop d’acides gras TRANS, est-ce étonnant que les maladies de dégénérescence (cancer, alzheimer…) connaissent une telle progression dans les pays occidentaux ? Sans parler des toxiques liés à la pollution et à la médicalisation outrancière (les toxiques se fixent principalement dans le gras), sans parler des toxines liées aux stress intenses subis par ces animaux…

 Désormais, on ne peut et on ne doit plus parler des protéines animales dont la viande sans évoquer ce changement considérable sur le plan qualitatif. C’est cela la nouvelle donne alimentaire ! Et encore, nous n’évoquons pas ici le coût écologique et environnemental de la consommation de viande dans nos sociétés modernes. Faire l’impasse sur ces  aspects de la nutrition revient très cher en terme de santé publique !

→ Dernier exemple :  les céréales à gluten

Le gluten (=colle) est une protéine indispensable à la panification.

Les céréales à gluten posent de plus en plus de problèmes à de plus en plus de personnes (le pire étant le blé).

Une des clés permettant de comprendre les raisons de ces problèmes réside peut-être en ceci : Les céréales modernes contiennent en moyenne 10 fois plus de gluten que leurs ancêtres et, de plus, ce gluten est devenu très différent car beaucoup plus résistant, ce qui demande un effort considérable pour le métaboliser (nos enzymes digestives étant, en quelque sorte, dépassées !). Les allergies ou intolérances au gluten sont incriminées, plus ou moins directement, dans une quantité impressionnante de troubles divers, des plus anodins aux plus graves.

Pourquoi ? Parce que nous avons ici une synergie négative redoutable : une alimentation carencée en micronutriments protecteurs + fortement pro-inflammatoire + trop chargée en toxiques divers + trop chargée en molécules difficilement métabolisables (gluten) etc Et nous avons une explication de l’explosion des troubles inflammatoires et de dégénérescence qui explosent depuis quelques années. Mais bonne nouvelle : à cette synergie négative, nous pouvons opposer une synergie positive, favorable à la santé. Elle est simple à mettre en place. Elle vous permettra de conserver ou retrouver un état optimal de santé et ce, d'une façon durable.

 

Alimentation pour une santé durable !

Tout d’abord, bien comprendre qu’il faut raisonner en terme d’habitudes alimentaires sans se focaliser sur tel ou tel aliment d’une façon isolée.

Voici dix bons réflexes à développer pour une santé durable !

  • Consommer majoritairement des aliments pas ou peu transformés et en favorisant, chaque fois que possible, la trilogie suivante : « bio », local (ou circuit court) et saisonnalité.
  • Donner la préférence aux aliments complets ou semi complets et à dominante végétale.
  • En fait, notre alimentation devrait être à orientation bio-végétarienne ou flexi-végétarienne (type alimentation méditerranéenne)
  • Augmenter les apports en oméga-3 et surtout, rééquilibrer favorablement le ratio entre les oméga-3 et 6.
  • Etre très raisonnable si vous consommez des produits laitiers (entre 0 et 2 portions par jour) et tendre à réduire la part du gluten dans votre alimentation (tenir compte de son profil individuel)
  • Manger du cru et du cuit mais préférer les cuissons à la vapeur douce ou à l’étouffée, qui préserve mieux les nutriments des aliments.
  • Bannir le grignotage (ou alimentation « non stop ») et veiller à réduire considérablement la consommation de sucre (notre consommation de sucre est passée de 1kg par personne et par an à 35 kg entre 1900 et 2000)
  • Veiller à la qualité et à la pureté de l’eau que vous buvez.
  • Bouger suffisamment, veiller à un bon sommeil et à une bonne gestion de votre équilibre émotionnel.
  • Pratiquer régulièrement et avec bon sens des diètes et /ou jeûnes

Jean-Pierre CINIER

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