TOXICITE DES EDULCORANTS (PARTIE 2)

Publié le par JEEP

Cet article est la partie 2 du dossier sur les édulcorants de synthèse : Retrouver la partie 1 dans mon blog :  www.cinierjeanpierre.com 

Pour quelles raisons un tel succès des édulcorants de synthèse malgré la polémique quant à leurs effets sur notre santé ?

Sommairement, deux raisons essentielles : 

 1 : Pour l’industriel, ils permettent de remplacer avantageusement le sucre, car ils ont un très fort pouvoir sucrant, ce qui permet d’en utiliser beaucoup moins et de réduire considérablement les coûts de fabrication. Le plus utilisé est l’aspartame qu’on retrouve dans plus de 5000 références (dans les produits alimentaires, les médicaments…

2 : Depuis les années 80, ils ont été présentés comme « LA » solution miracle pour lutter contre le surpoids et les troubles métaboliques. Les douceurs sans les calories, sans les hyperglycémies et sans mauvaise conscience ! Et ce fut l’explosion de tous les produits étiquetés « allégés », « light », « sans sucre » ou « 0 sucre » qui envahirent les magasins.        Une véritable mine d’or pour les industriels !

Pas étonnant que toutes les études mettant en évidence la nocivité d’un édulcorant étaient immédiatement critiquées et leurs résultats mis en doute. Ce flou « artistique » pose clairement des questions au sujet de la fiabilité, de la crédibilité et de l’indépendance réelle des recherches scientifiques.

Pas étonnant quant au sait que, par exemple, en 2014, au parlement européen, il y avait 751 députés pour 4000 lobbyistes ! (Sources : Le Monde Diplomatique, avril 2014)

Pas étonnant quand on connait les nombreux conflits d’intérêts entre des ministres, de la santé notamment, et les laboratoires pharmaceutiques ou les industriels de l’agroalimentaire.

C’est une certitude, les grands perdants, ce sont les consommateurs car selon l’OCDE, en 2017, le pourcentage d’obésité dans les pays occidentaux était de 19,5% (15,3% en France) et l’OMS prévoit une « épidémie » mondiale pour 2030 (certains pays dépassant des taux de 50% d’obésité, contre « seulement » 20% en France)                                                                                                                                             

Pourquoi un tel échec des édulcorants ?

Plusieurs études, dont celle de l’université de Yale (USA) ont montré que le cerveau ne se laisse pas « tromper » par les édulcorants et il est clairement établi que ce sont les gros consommateurs de produits « light » qui prennent le plus de poids !

Voici d’ailleurs l’avis des diabétologues dans la revue « réalités en nutrition et en diabétologie » (N° 41 Septembre 2012)                                                                                                               « Au-delà des polémiques sur leur nocivité, les édulcorants intenses ou les polyols ne sont pas si neutres que cela sur le plan métabolique. Les polyols sont caloriques et leur emploi doit être raisonné dans la population obèse et diabétique de type 2. Les édulcorants intenses augmentent l’absorption intestinale du glucose, peuvent stimuler la phase céphalique de la sécrétion d’insuline et sont reconnus différemment des glucides par le cerveau. Ils n’ont aucun effet délétère ni bénéfique sur l’équilibre glycémique et leur emploi n’est pas recommandé dans la population diabétique (en particulier type 2) dont les principales mesures de prise en charge restent l’activité physique et le contrôle des apports en matières grasses. »

Pour conclure ce chapitre, et sans incriminer les édulcorants de synthèse de tous les maux car la liste est longue et tous ne se valent pas, on peut cependant affirmer à la lecture des études scientifiques fiables que :                                                                                                         

Ce sont des « non aliments » qui n’apportent aucun bénéfice en terme de santé et qui se sont révélés contre productifs dans la lutte contre les problèmes de surpoids. En fait, ils sont même, en partie, responsables de cette « épidémie » !                                                           

 Ils sont nocifs, du moins un certain nombre, pour notre microbiote intestinal, ce qui ne peut que générer, à plus ou moins longs termes, d’innombrables troubles de santé potentiellement gravissimes pour certains.                                                                                  

Quant aux autres effets possibles (pathologies attentatoires à la vie telles les cancers), financer de vraies études indépendantes seraient une nécessité mais cela demande une volonté politique qui fait défaut actuellement.

En conclusion, sans vouloir les diaboliser car il y a une telle variété d’édulcorants et nous sommes tous unique, la sagesse impose de les éviter chaque fois que possible. En cas de consommation, qu’elle reste ponctuelle et donc exceptionnelle.

Et cela ne devient possible qu’en revenant à des habitudes alimentaires plus conformes à nos besoins génétiques. Il n’y a donc pas de réelles solutions durables sans remettre à plat ses habitudes de vie et d’alimentation. C’est ici que la naturopathie prend tout son sens.              Se reporter à mes autres articles de blog ou dans mon site  internet.                                        

Dans cette démarche, insistons aussi sur la nécessité de réduire notre consommation de sucres. Rappelons que pendant des millénaires, nous n’avons pas connu le sucre raffiné (blanc). Ensuite, en France, la consommation de sucre est passé de 5kg en 1850 à 35kg à partir de 1970 (plus de 40kg aux USA). De même, savoir que 80% du sucre consommé est du sucre « caché » car il y a du sucre partout et nous en mangeons sans le savoir.  

 

La solution ?  Réduire notre dépendance au sucre, Multiplier les alternatives et sucrer « nature » quand vous cuisinez.

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Trois alternatives possibles :

 

Le sirop d'agave : C’est un sucre naturel extrait de la sève d'un cactus. Il a la particularité d'offrir un pouvoir sucrant supérieur au sucre blanc (1,4) mais avec un index glycémique extrêmement faible (20. Il est cependant presque aussi calorique que le sucre mais, comme son pouvoir sucrant est plus élevé, on en utilise moins : On suggère généralement de remplacer 1 tasse de sucre par 2/3 tasse de sirop d’agave.                                                           Bon à savoir : A cause de sa haute teneur en fructose, il peut faire augmenter le taux de triglycérides dans le sang quand il est consommé en grande quantité. Ce qui peut constituer un facteur de résistance à l’insuline.

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La stévia :  Originaire d’Amérique du Sud, elle a un pouvoir sucrant 300 fois supérieur au saccharose. Le problème de la stévia ne provient pas de la plante car elle est extrêmement intéressante. Le problème se situe au niveau de sa culture car elle est cultivée de façon très intensive en Chine, premier producteur mondial puisque 80% de la stévia provient de ce pays. Mais cette première place sur le podium a un lourd coût environnemental : de nombreux pesticides sont utilisés, dont certains interdits en Europe.

 Le sucre de bouleau, ou xylitol :  Extrait de l'écorce du bouleau, le xylitol a un index glycémique bas (12). Les cristaux de xylitol peuvent sucrer le café ou être utilisés lors de la cuisson dans les mêmes proportions que le sucre, bien qu’il se transforme en liquide lorsqu’il est chauffé et ne peut pas être caramélisé. Il peut avoir certains effets secondaires désagréables, mais c’est surtout une question de dosage (ballonnements, diarrhée et flatulences). Les enfants sont particulièrement sensibles à ces effets. Cependant, avec une consommation régulière, de tels symptômes se dissipent généralement. Pour éviter tout problème, commencer avec de petites quantités et augmenter progressivement au fil du temps. Diminuer si les symptômes se manifestent. Les adultes sont invités à ne pas consommer plus de trois cuillères à soupe par jour. Les enfants devraient encore plus limiter leur consommation en fonction de leur poids et de leur sensibilité.                                L’origine du xylitol reste cependant une pomme de discorde. Dans le passé, le xylitol était appelé sucre de bouleau, mais de nos jours les bouleaux en sont rarement la source. Beaucoup de feuillus et de plantes contiennent du xylitol, même notre corps en produit de petites quantités dans le cadre du processus métabolique. Cependant, une grande partie du xylitol disponible aujourd’hui est extraite d’épis de maïs cultivés en Chine.                      Savoir que pour les épileptiques, il peut augmenter la fréquence des crises. Il peut aussi être mortel pour les chiens. Même une petite quantité peut faire baisser leur glycémie à des niveaux dangereusement bas et conduire à des convulsions et à une insuffisance hépatique.

 

Mais il est parfois et même souvent très difficile de ne pas se faire avoir par l’industrie agroalimentaire : Vous pouvez trouver dans le commerce des sucrettes à base de stévia et vous pensez faire un bon achat !                                                                                      MAIS pour quelles raisons sont prix est aussi bas ? En fait, cette stévia provient de cultures intensives en Chine avec large utilisation de pesticides et elle est mélangée avec un  peu d’aspartame !                                                                                                             

 

Mon conseil : Pas de catastrophisme. Il s’agit d’une démarche dynamique et positive s’appuyant sur une prise de conscience de ce qui va dans le bon sens pour mieux gérer sa santé et celle de sa famille ! Demander donc conseil auprès de votre boutique diététique ou magasin BIO et ne consommer que des produits BIO ou acceptés dans la filière BIO. Savoir que de nombreuses boutiques organisent des ateliers (voir aussi les vidéos sur internet). Se rapprocher de son naturopathe pour vous aider dans votre démarche.

 

Bonne lecture et bonne santé !

 

Jean-Pierre CINIER                                                                                                                  www.solutionsnaturopathie.com

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