BIO et PESTICIDES

Publié le par JEEP

 

La presse en parle, alors : 

Y a-t-il des pesticides et autres toxiques dans le bio ? La réponse est OUI !

Peut-on mettre sur le même plan le bio et le conventionnel ? La réponse est NON !

Sommes-nous tous plus ou moins intoxiqués ? La réponse est OUI !

 

Que signifie BIO ?

Le « BIO », c’est un mode de culture ou d’élevage qui respecte mieux la terre ou l’animal. Le label « BIO » ne garantit donc pas l’absence totale de produits toxiques.

60 millions de consommateurs a testé 74 produits bio : près de 10% d’entre eux contiennent des traces de substances nocives pour la santé.

Toutefois, comme le souligne 60 millions de consommateurs, les résultats du bio restent globalement très bons et, dans tous les cas, bien supérieurs au conventionnel.
En effet, selon Générations futures, dans le conventionnel, 70%  des fruits et 40% des légumes présents sur les étals sont contaminés, ce qui est supérieur aux 10% du bio.

Donc, il y a moins de produits contaminés dans le bio que dans le conventionnel !

De plus, les quantités de toxiques présents dans le bio sont généralement beaucoup plus faibles. Selon une étude de l’EFSA (agence européenne de sécurité alimentaire) en 2015, 140 traces de pesticides ont été décelés dans des produits bio. 0,7% de ces produits dépassaient la limite résiduelle autorisée contre 1,7% dans le conventionnel.

Il faut savoir également qu’il existe plusieurs labels bio. Le label européen est le plus laxiste. Il reste cependant supérieur au conventionnel.                                                         Des problèmes peuvent survenir aussi avec du « bio » étranger qui n’offre pas toujours des garanties suffisantes (la presse s’en est fait l'écho récemment.)                                    C’est malheureusement le prix à payer quand l’industrie agroalimentaire et la grande distribution s’emparent d’un secteur en pleine expansion car la recherche du profit n’est pas toujours compatible avec la qualité ou la protection du consommateur.                   

Savoir cependant qu’Il existe d’autres labels BIO (Demeter, bio cohérence, Nature et Progrès…) qui  ont un cahier des charges beaucoup plus strict que le label européen mais on les trouve surtout dans les magasins spécialisés en bio. Ces magasins sont souvent plus chers car la qualité et la cohérence du produit priment sur le marketing pur.

 

Les traitements dans le bio

106 substances phytosanitaires sont homologuées dans le bio (label européen), ce qui représente 20% des pesticides utilisés. La différence avec les pesticides du conventionnel, c’est que, dans le bio, ils doivent être de source naturelle. Mais naturel ne signifie pas obligatoirement sans danger. De même que chimique ne signifie pas obligatoirement danger.

L’avantage avec les pesticides naturels, c’est qu’ils se dégradent plus vite que ceux de synthèse et c’est ce qui explique qu’ils laissent moins de traces dans les aliments.

Autre point : Malgré l'utilisation de certains produits phytosanitaires,  prenez dans votre main une poignée de terre provenant de l'agriculture conventionnelle puis prenez une poignée de terre issue de l'agriculture bio. Dans le 1er cas, vous aurez une terre quasiment stérile, c'est à dire "morte,  tandis que, dans le 2ème cas, vous aurez une terre  aérée, vivante et donc dans laquelle vous trouverez, entre autres,  des vers de terre !

La preuve par l'INRA (en partenariat avec l'université de RENNES 1)                          «La régulation naturelle des bioagresseurs (qu'il s'agisse de taux de parasitisme, de prédation ou de compétition) est plus importante dans les systèmes d'agriculture biologique que dans les systèmes d'agriculture conventionnelle et ce pour tous les types de bioagresseurs (pathogènes, ravageurs ou adventices)». En d'autres termes, l'équilibre naturel entre les espèces est mieux préservé dans le cas d'une agriculture biologique. Or cette régulation naturelle est plus efficace que l'emploi de pesticides, pour protéger les cultures. De plus, si les deux modèles - biologique et conventionnel - subissent les mêmes proportions d'attaques par des insectes ravageurs, l'agriculture bio est moins touchée par des champignons ou des bactéries que celle qui utilise des pesticides, d'après les résultats de l'enquête" (Le Figaro)

 

Pour une démarche nutritionnelle cohérente

De plus, la plupart des articles se focalisant sur la présence de pesticides dans le bio font l’impasse sur le paramètre suivant qui est pourtant, à mon sens, d’une importance capitale !

En effet, et sauf de rares exceptions, l’écrasante majorité des fruits et légumes bio ont une densité nutritionnelle supérieure aux mêmes aliments issus du conventionnel : en clair, plus de vitamines, de minéraux et d’oligoéléments dans le bio.                             Ce qui rend les aliments bio plus riches et beaucoup plus équilibrés que leurs équivalents dans le conventionnel.

Cette observation est capitale et pourtant on en parle très peu !

Pour mieux comprendre, prenons l’exemple des poissons.

J’ai eu l’occasion d’entendre à la radio que certains poissons d’élevage bio étaient plus contaminés en métaux lourds que des poissons d’élevage conventionnel.

Cela est probablement ponctuellement vrai. Et pourtant, j’affirme que, même dans ce cas précis, il reste probablement préférable de consommer les poissons « bio .

Pourquoi ? Parce que ces poissons mieux nourris sont mieux équilibrés et plus riches sur le plan nutritionnel (vitamines, minéraux, anti-oxydants…) et que donc, dans le cadre d’une alimentation suffisamment saine, équilibrée et diversifiée, les toxiques présents seront mieux « gérés » par notre organisme (ils seront en grande partie « chélatés » et donc neutralisés !)                                                                                        Se reporter à mon article de blog sur la détox du foie.

Il faut savoir qu’il y a toujours eu des métaux dits « lourds » dans le poisson (voir les études de Thierry Coste, chercheur belge). Cela est vrai depuis la nuit des temps. Ces métaux lourds proviennent de l’écorce terrestre et finissent bien évidemment dans l’organisme des poissons mais aussi de certaines cultures selon les régions. Cependant, grâce à leur richesse en oméga-3, cela a permis à l’humanité un développement considérable de son potentiel cérébral.                                                                                En bref, , nous sommes devenus plus intelligents grâce aux oméga-3.                                Et ce, malgré la présence des métaux dits « lourds ».

A cela deux raisons :                                                                                                        1 : Les poissons étaient très faiblement contaminés (20 à 30 fois moins).                      2 : Les poissons étaient très riches sur le plan nutritionnel, avec un score en antioxydants très élevés, ce qui devient moins vrai aujourd'hui..

En clair, et c’est cela la nouvelle donne en nutrition : plutôt que de se focaliser sur tel ou tel élément pris isolément, il faut prendre du recul et avoir une approche globale.

La nouvelle donne, en ce 21ème siècle débutant, c’est comprendre que les facteurs de risques explosent (en quantité et en qualité) alors que les facteurs de protection s’effondrent.

 

Quelles solutions ?

Il faut tendre à supprimer ou réduire au strict minimum tous les facteurs de risques (toxiques divers, tant endogènes qu’exogènes) et, dans le même temps, augmenter à maxima tous les facteurs de protection (super nutrition mais aussi activité physique, gestion du stress, sommeil suffisant, etc)

Vous ne voulez plus vous empoisonner ou empoisonner vos enfants ?                              Alors, devenez un consomm’acteur  et reprenez le pouvoir en faisant les bons choix pour vous, vos enfants et la planète.

On mange BIO ou assimilé chaque fois que possible, en donnant la priorité au local et de saison.                                                                                                                        Cette démarche ne vous coûtera pas obligatoirement plus cher si vous en profitez pour changer vos habitudes alimentaires : l’objectif est de consommer de vrais aliments, pauvres en toxiques divers mais riches en macro et micro nutriments protecteurs (protéines de bonne qualité, glucides complexes, "bonnes graisses" avec un bon ratio oméga-3 et 6, vitamines, minéraux et oligo-éléments avec un bon score antioxydants)    Cette démarche sera efficace.                                                                                                Pour preuve, des études aux USA et en Australie ont mis en évidence que le fait de remplacer une alimentation conventionnelle par une alimentation bio cohérente permettait de réduire de façon importante, en quelques mois, la quantité de toxiques dans l'organisme.                                                                                                               La raison est simple : on ferme le robinet des toxiques et on ouvre grand celui des micronutriments protecteurs qui, en plus de « nourrir » l’organisme, vont activer tous les processus de détoxification.                                                                                           

Pour ma part, je complète cette démarche en y intégrant des substituts « nouvelle génération » (Energy Diet de Beautysane) qui sont garantis sans aucun pesticides ou métaux lourds tout en étant équilibré et très dense sur le plan nutritionnel, ce qui est exceptionnel et  permet donc, en toute simplicité, d'obtenir une excellente synergie avec la démarche bio-responsable : on minimise les facteurs de risques et on maximise les facteurs de protection !

 Prenez donc  l’habitude de fréquenter vos boutiques ou magasins « bio » et allez au marché, vers les petits producteurs, les AMAP etc                                                               Si cette démarche est nouvelle pour vous, faites-vous accompagner si nécessaire par un coach en nutrition et/ou consultez votre naturopathe.

 

Jean-Pierre CINIER                                                                                                               https://www.solutionsnaturopathie.com 

Liens utiles pour aller plus loin : 

http://alerte-environnement.fr/2012/11/22/veillerette-reconnait-enfin-la-toxicite-des-pesticides-bio/ 
http://www.agriculture-environnement.fr/actualites,12/des-patates-bio-cultivees-avec-des-produits-chimiques-toxiques-titre-le-daily-mail,289 
http://seppi.over-blog.com/2016/05/comment-le-sulfate-de-cuivre-un-pesticide-bio-se-compare-t-il-a-un-pesticide-de-synthese-comme-le-glyphosate.html

 

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