DETOX : ROLE CLE DU FOIE !

Publié le par JEEP

DETOX : rôle clé du foie

Le foie a un rôle clé dans le fonctionnement de notre organisme (plus de 500 fonctions !) : digestion et assimilation des graisses alimentaires, synthèse des protéines, du cholestérol, de la vitamine D…..

Mais le foie est aussi une formidable usine de détoxification qui traite en permanence, et d’une façon naturelle, les toxines tant endogènes qu’exogènes.

→ Les toxiques endogènes proviennent de notre fonctionnement organique :  ce sont des déchets, des résidus…issus des réactions biochimiques et leur présence est normale.                                          → Les toxiques exogènes (ou xénobiotiques) proviennent de l’extérieur : par la peau ( cosmétiques divers…), par les voies respiratoires ( tabac, gaz….) ou par les voies digestives ( médicaments, alcool, pesticides…).

Selon le docteur Bertrand GUERINEAU (« les secrets de la micronutrition ») : « la détoxification est une méthode naturelle de protection de nos fonctions qui contribue à éliminer les toxines nocives des cellules et des tissus, de façon à recouvrer des fonctions normales ».

Mais, notre mode de vie moderne (carences en micronutriments protecteurs couplées avec un excès en xénobiotiques) fait que le foie est souvent malmené et ses capacités de détoxification peuvent être amoindries ou même dépassées 

Il faut alors l’aider, l’accompagner’, bref le chouchouter !!

En effet, l’encrassement (autre nom de l’intoxination) provoque un mauvais fonctionnement organique (ça se « grippe », ça dysfonctionne et c’est ce qu’on appelle les troubles fonctionnels qui peuvent dégénérer en troubles lésionnels au fil des mois, des années ou des décennies)

Les grandes étapes de la détoxification hépatique

Certaines toxines sont hydrophyles (= qui aiment l’eau) et elles sont directement évacuées par les reins dans les urines. D’autres toxines sont hydrophobes (= liposolubles ou solubles dans les graisses) et elles nécessitent un traitement spécifique par le foie pour les rendre hydrophyles avant de pouvoir être évacuées dans les urines ou la bile.

C’est ce traitement spécifique par le foie que l’on appelle détoxification hépatique.

Cette détox hépatique se déroule naturellement en trois étapes :

1ère étape (ou phase 1, dite de fonctionnalisation) : Les enzymes (=cytochrome P450) soit neutralisent directement certains toxiques hydrophyles qui seront éliminés par les reins (via les urines), soit en convertissent d’autres en substances intermédiaires parfois plus toxiques que les substances initiales.

2ème étape (ou phase 2, dite de conjugaison) : D’autres systèmes enzymatiques prennent le relais et vont transformer ces nouvelles substances intermédiaires en d’autres substances moins agressives et hydrophyles pour permettre leur élimination.

Ces processus enzymatiques produisent de nombreux radicaux libres qui, en cas d’excès importants, vont générer un stress oxydatif très agressif pour nos cellules et tissus. Il conviendra alors de neutraliser ces radicaux libres par un apport accru en anti-oxydants.

A noter que les plantes détox efficaces sont uniquement des plantes qui ont une action stimulante sur cette phase 2 de la détox hépatique.

3ème étape (ou phase 3, dite de solubilisation) : Les substances transformées sont prises en charge par des transporteurs qui les évacuent des cellules du foie afin qu’elles soient éliminées, selon leur nature, dans les urines, la bile, l’air expiré ou encore la sueur.

Je rappelle que tout ceci se fait naturellement (c’est un processus biochimique) sous réserve que les processus enzymatiques fonctionnent bien, ce qui nécessite un excellent statut en micronutriments divers (vitamines, minéraux, oligo-éléments, acides gras essentiels et antioxydants) qui est indispensable au bon fonctionnement de cet ensemble.

Or, nous sommes de plus en plus multi carencés en micronutriments, ce qui amoindri les capacités de travail de notre foie (rendement plus faible) alors que, dans le même temps, les agents agresseurs sont de plus en plus nombreux et puissants (pesticides, métaux lourds…)

Ne pas soutenir le foie, c’est potentiellement ouvrir la porte aux troubles fonctionnels (je ne suis pas malade au sens médical du terme mais je ne me sens pas bien) qui, à terme, peuvent générer des troubles lésionnels (= maladies « vraies », objectivables sur le plan médical) avant de possiblement dégénérer en maladies attentatoires à la vie (cancers et autres…)

En conséquence, si on a bien compris ce qui précède, l’utilisation des plantes détox n’est pertinente que si elle s’intègre dans une stratégie globale comprenant un travail sur l’alimentation.

De plus, il est important que l’organe ciblé (ici le foie) ne soit ni lésé ni en trop grande souffrance (donc pas en cas d’hépatite, de cytolyse ou de cancer du foie !).

Dans tous les autres cas, les plantes détox sont appropriées sous réserve de s’inscrire dans une approche nutritionnelle globale et cohérente.

Pourquoi ?

Il faut savoir que les capacités détox du foie varient d’une personne à l’autre en fonction de la génétique, de l’état de santé du moment, de troubles digestifs, de la présence d’un syndrome inflammatoire ou infectieux, de la quantité de molécules à détoxiquer (polymédication, tabac, alcool…) ainsi que de l’exposition à certaines substances capables de moduler les activités enzymatiques (tabac, alcool…).

Quand les capacités propres à chacun sont dépassées ou quand existe un dysfonctionnement entre les phases de la détox hépatique, le processus naturel de détox ne permet plus une élimination correcte des molécules toxiques. Ces dernières peuvent alors directement endommager les cellules du foie (hépatocytes) et/ou induire un stress oxydatif conduisant potentiellement à une perturbation des autres fonctions du foie.

Ceci permet de comprendre la grande diversité des signes observés en dehors de toute pathologie avérée : lourdeurs, nausées, maux de tête, mauvaise haleine…

Bonne nouvelle : Si l’alimentation peut être pourvoyeuse de xénobiotiques (pesticides et autres), elle donne aussi des solutions simples pour faciliter le processus de détox hépatique.

Ainsi, par exemple, les crucifères contiennent des substances soufrées (glucosinolates) qui stimulent les enzymes de la phase 2 et donc le fonctionnement hépatique. De plus, ils favorisent la synthèse de la bile et son évacuation.

Quelques aliments sources de glucosinolates : chou de bruxelles, chou-fleur, brocoli, navet, rutabaga, colza, moutarde blanche, radis, chou rouge et blanc

DETOX et NUTRITION : les bons réflexes

On privilégie les aliments qui se digèrent facilement, boostent le fonctionnement du foie, des intestins et des reins, et qui insufflent une nouvelle énergie par leur richesse micro-nutritionnelle.

Je rappelle qu’il n’y a pas de bonne détox sans un bon statut nutritionnel : drainer à outrance sans combler les carences micro-nutritionnelles est un non sens et potentiellement dangereux !

1 : Opter pour une alimentation frugale, à orientation bio-végétarienne, en privilégiant les circuits courts et la saisonnalité :

2 : Privilégier les céréales non ou peu raffinées, réduire les graisses saturées au profit des graisses insaturées ( dont les oméga-3 et 6), manger des légumes ( de la variété et de la couleur, ce qui garantira aussi un bon statut en anti-oxydants variés) en donnant une large place à ceux favorables à la détox au sens large :  crucifères, alliacées ( ail, oignons, échalote, poireau…), herbes aromatiques ( coriandre, basilic, estragon, romarin…) mais aussi artichaut, betterave, carotte, cresson, roquette, pomme, avocat, banane…. : frugalité, bon sens et variété sont 3 mots clés essentiels !!:                          On peut s'aider de substituts de la ration calorique journalière ( type Beautysane)

3 : Priorité aux modes de cuisson préservant les nutriments (vapeur douce, étouffée, wok)

4 : S’hydrater (eau) et bouger suffisamment

LES PLANTES DETOX

Se reporter au tableau de synthèse car certaines plantes auront une action détox alors que d’autres protègeront les cellules du foie. Et attention aussi à certaines contre indications comme pour la réglisse en cas d’hyper tension

Quelques exemples pratiques :

→ Drainage généraliste ciblé foie : association de « artichaut/radis noir/curcuma » (en EPS)

→ Si présence importante de xénobiotiques (chimiothérapie, alcool…), préférer une association de « desmodium/curcuma/radis noir » (en EPS). Voir avec son médecin en cas de chimiothérapie..

→ Dans tous les cas, des décoctions de romarin représentent un moyen simple et peu onéreux de s’occuper de la santé de son foie, surtout après la cinquantaine !!!

D’autres stratégies sont possibles : cure de sève de bouleau, monodiètes ou jeûnes…(l’important est de faire preuve de bon sens et de cohérence. Demander conseil à votre naturopathe !)

Pour information, voici trois préparations de laboratoires qui me semblent intéressantes :

ENERGYPURE (BeautySane) : un draineur bien conçu et efficace ( inoline de chicorée, pissenlit, fucus, menthe poivrée, graines de guarana, racine de gingembre, kinkeliba, vitamines et anti-oxydants…).

ERGYDRAINE (Nutergia) : pour soutenir les fonctions d’élimination (reine des prés, artichaut, cassis, aubier de tilleul + oligoéléments spécifiques sur un filtrat d’eau de mer), on peut compléter  avec BIOTAURINE, un acide aminé soufré (si présence importante de xénobiotiques )

DAILY BIOBASICS (Life Plus) : Un complément alimentaire très complet qui apportera tous les micronutriments (vitamines, minéraux et oligo-éléments) nécessaires associés à des plantes favorables à la détox. A associer éventuellement à des anti-oxydants ou autre complément ou complexe draineur selon le profil de chacun.

DOCUMENT ANNEXE : TABLEAU DE SYNTHESE DES PLANTES DETOX

Bonnes lectures.

 

Jean-Pierre CINIER

 

 

 

 

 

 

 

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