Pour en terminer avec l'expérimentation animale

Publié le par JEEP

En France, dans les quelques 400 laboratoires privés et publics, un animal meurt toutes les 12 secondes. Chaque année, près de 1 milliard d’animaux  meurent  à travers le monde

 

Pourquoi l’expérimentation animale n’est pas nécessaire


Selon une étude menée par les laboratoires Pfizer “pour savoir quelles substances sont carcinogènes, il vaudrait mieux jouer à pile ou face : seulement 5 à 25 % des substances nocives pour l’être humain ont aussi des effets négatifs sur les animaux des laboratoires.       Ainsi, jouer à pile ou face donne de meilleurs résultats
D’une part, de nombreux médicaments, considérés sans danger sur la base d’expérimentations pratiquées sur les animaux, ont eu des effets nocifs et même mortels chez l’être humain. Ils sont la preuve qu’il n’est pas possible de transposer avec fiabilité les résultats des expériences sur les animaux à l’être humain. Lipobay®, Vioxx®, Trasylol®, Acomplia® et TGN1412 ne sont que le sommet de l’iceberg                                                   D’autre part, personne ne sait combien de médicaments bénéfiques n’ont jamais été mis au point suite à l’abandon prématuré de leur développement, conséquence des résultats trompeurs d’expérimentations pratiquées sur des animaux. Certains médicaments ( aspirine, ibuprofène, insuline, pénicilline ou phénobarbital) n’existeraient pas si l’on s’était fié à l’expérimentation animale. Ces substances provoquent en effet de graves dégâts chez certaines espèces dont le processus métabolique est différent du nôtre. Soumises aux procédures actuelles de développement des principes actifs, elles auraient été rejetées.

Pour chaque produit, il faut sacrifier des dizaines de milliers d’animaux. Et dans la plupart des cas, ils ne font même pas progresser la médecine. En Allemagne, sur environ 2 500 nouvelles demandes d’autorisation de mise sur le marché présentées chaque année, on compte seulement une innovation véritable tous les deux ans


L’expérimentation animale n’est pas une science digne de ce nom
La plupart des maladies humaines n’affectant pas les animaux, on en simule les symptômes sur des “organismes modèles”. Pour simuler la maladie de Parkinson, on injecte à des singes, à des rats ou à des souris une neurotoxine qui détruit les cellules du cerveau. Pour provoquer un cancer chez des souris, on recourt au génie génétique ou à des injections de cellules cancéreuses. Chez le rat, on provoque le diabète en injectant à l’animal une toxine qui détruit les cellules pancréatiques productrices d’insuline. Ces symptômes provoqués de façon artificielle n’ont rien de commun avec les troubles chez l’être humain qu’ils sont censés simuler.                                                                                                                            D'importants aspects des origines de ces troubles, comme les habitudes alimentaires, le style de vie, la pollution et autres nuisances, le stress et les facteurs psychologiques et sociaux, ne sont pas pris en compte. Ces résultats sont donc trompeurs et inexploitables.

Les recherches fondées sur l’expérimentation animale sont constamment vouées à l’échec. Parmi les médicaments potentiels – qui paraissent efficaces et sans danger quand ils sont testés sur des animaux – 92 % échouent aux tests cliniques, soit parce qu’ils ne sont finalement pas assez efficaces, soit en raison d’effets secondaires indésirables. Sur les 8 % de substances acceptées, la moitié seront par la suite retirées du marché une fois que des effets secondaires graves et souvent même létaux chez l’être humain seront devenus évidents


D'autres études scientifiques  démontrent que les résultats des expérimentations pratiquées sur des animaux sont souvent sans rapport avec les observations faites chez l’être humain et que l’expérimentation animale n’est généralement pas appropriée à une application clinique chez le patient humain.
→ Dans une méta-étude anglaise, on a comparé les résultats de différentes méthodes de traitement sur des animaux et sur des patients d’après les publications scientifiques correspondantes. Des corrélations ont pu être observées sur trois seulement des six pathologies étudiées
→ Dans une autre étude comparative, des chercheurs britanniques ont constaté que les résultats d’études menées à la fois sur des animaux et sur des humains étaient souvent très différents et que  leur extrapolation à l’être humain représente un réel danger pour le patient.                                                                                                                               L’expérimentation animale apparaît aussi comme un gaspillage des ressources financières consacrées à la recherche : dans une étude allemande, 51 propositions d’expérimentation sur des animaux ont été analysées du point de vue de leur application clinique. Les chercheurs ont découvert que même au bout de dix ans, pas un seul projet n’avait pu trouver une application valable en médecine humaine.

 

Des modèles alternatifs existent !

Mettre fin à l’expérimentation animale ne signifie pas mettre fin à la recherche médicale. Contrairement à l’expérimentation animale, les méthodes de tests substitutives, qui consistent à utiliser des cellules ou des tissus humains ainsi que des programmes informatiques spécifiques, produisent des résultats exacts et exploitables.

Mais, dans certains cas, pas besoin de modèles alternatifs et il faut simplement abandonner certaines expériences inutiles car elles n’apportent rien à la médecine :                              Quelle utilité de mélanger des caroténoïdes à un substitut de lait donné à des veaux dans le but de comprendre pourquoi les tomates et les melons étaient bénéfiques en santé humaine  Quelle utilité.de savoir combien de temps des goélands peuvent survivre sans rien manger en les privant de nourriture pendant une semaine ?.

 

Alors, pourquoi continue-t-on à pratiquer des expériences sur des animaux ?

:  Par tradition. Il y a plus de 150 ans, un physiologiste français, Claude Bernard (1813-1878), a fait de l’expérimentation animale le standard de toute approche médicale et scientifique. Sa doctrine repose sur un paradigme scientifique moderne consistant à n’accepter que des résultats explicables par l’analyse, mesurables et reproductibles.

Dans le cadre de cette conception scientifique, la maladie est assimilée à un défaut technique et les animaux à des instruments de mesure.
Dès lors, le mérite du chercheur se mesure non pas au nombre de personnes dont il a amélioré la situation mais à la quantité de travaux scientifiques qu’il a publiés. Suivant la devise "publier ou périr", il n’est possible de se faire un nom dans le monde des sciences que par le biais d’une longue liste de publications dans des journaux scientifiques de renom, une liste de laquelle dépendra la quantité de financements accordés pour les recherches. Ces fonds seront dans notre cas investis dans l’expérimentation animale, laquelle donnera lieu à son tour à de nouvelles publications. Ce système absurde s’auto-entretient et absorbe des sommes d’argent incroyables – subventions, bourses d’études et autres – sans aucun bénéfice pour les malades.
2 : Par manque de financement pour les travaux de recherche sans utilisation d’animaux, ainsi que la longueur des procédures de validation des méthodes in vitro.                                 
3 : Comme couverture. En cas de problème avec un médicament, le fabricant peut faire valoir l’existence de tests sur des animaux n’ayant pas montré d’effets secondaires.             4 :  Elle permet de prouver tout ce que l’on a envie de prouver. On trouvera toujours une espèce animale et un protocole de tests produisant les résultats souhaités.

Jean-Pierre CINIER

Sources : Fraternité pour le Respect Animal, Antidote, ACTA ( Agir Contre la Torture Animale)

Liens utiles :

http://antidote-europe.org/humains-ne-sont-pas-rats-70kg/  

http://antidote-europe.org/experimentation-animale-10-mensonges/

 

 

 

 

 

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