MINCIR EFFICACEMENT ET DURABLEMENT (partie 2)

Publié le par JEEP

 

Cas 1 : Vous êtes en « bonne santé » et vous êtes pressé de perdre les quelques kilos superflus avant les vacances?                                                                                                           Dans ce cas, suivre sur quelques semaines un régime à tendance HYPER PROTEINE combinant DISSOCIATION ALIMENTAIRE ou JEUNE INTERMITTENT + INDEX GLYCEMIQUE BAS s’avèrera très efficace rapidement. Cependant, gare à l’effet « YOYO » quand vous abandonnerez votre régime et retournerez à vos vieilles habitudes. Ce régime ne peut se concevoir que sur du court terme. Pour être au « TOP » sur la plage mais après ??

Cas 2 : Vous n’avez que quelques kilos à perdre mais vous commencez à cumuler des problèmes de santé.                                                                                                                             Le régime proposé pour le cas 1 peut s’avérer possible MAIS il sera pertinent d’y associer une supplémentation nutritionnelle ciblée avec comme objectif de rééquilibrer les métabolismes. Prudence avec l’hyper protéiné selon votre problématique personnel. Là encore, l’objectif reste d’être « présentable » sur la plage mais ça ne règlera rien d’une façon durable. Un avis médical serait souhaitable.

Cas 3 : Vous avez beaucoup de kilos à perdre et vous cumulez les problèmes de santé.    Sauf si vous êtes accompagné par un professionnel compétent, prudence avec les régimes dissociés et hyperprotéinés mais OK pour les index glycémiques bas associés à une bonne supplémentation nutritionnelle. Dans ce cas 3, c’est la démarche SANTE qui doit primer et les résultats en terme de minceur suivront avec certitude mais seront à prendre comme un BONUS ! Si dans les 2 premiers cas, nous sommes dans une démarche type « sprint », le cas 3 s’apparente plus à un marathon !  Un suivi médical est indispensable.

Cas 4 : vous avez peu ou beaucoup de kilos à perdre, vous êtes en forme ou, au contraire, cumulez les problèmes de santé ?                                                                                                   Peu importe, votre objectif principal, c’est LA SANTE DURABLE et la minceur ne sera qu’une conséquence. On part pour un marathon car ce sont de nouvelles habitudes de vie et d’alimentation à conserver, plus ou moins, pour toujours !  Il va de soi qu’en tant que naturopathe, c’est cette 4ème démarche que je privilégie même si, OUI, aucun problème pour des objectifs ponctuels à très courts termes MAIS il faudra rapidement inscrire ce court terme dans une vraie stratégie santé sur le long terme.

 

1 : Le régime DISSOCIE

La base de ce régime : on ne mélange pas les protéines animales avec les protéines végétales et les féculents. Toujours manger des légumes verts qui peuvent être consommés avec ces deux types d'aliments

Les fruits crus doivent être consommés seuls à jeun 1/2h avant le PDJ 
ou 3h après les repas pour ne pas être mélangés au bol alimentaire (risque de flatulences, ballonnement, inconfort digestif)

Les fruits cuits en revanche peuvent faire office de dessert en fin de chaque repas.

 

 Liste des 2 groupes d'aliments à ne jamais mélanger au cours d'un même repas:

Les protéines animales: pas plus de 150g par jour (hors laitages) 
-Viande
-Poisson, crustacés
-Oeufs
-fromage
-laitages fermentés 20%MG (lait interdit, tout comme le lait de soja) : 2/jour maxi

Hydrates de carbone: pas plus de 150g par jour
-pâtes, riz, semoule
-légumineuses
-pain semi complet (jamais complet ni intégral si pas BIO)
-sucre de canne complet, sirop d'agave, fructose

Les légumes sont présents à chaque repas:
cuits à chaque repas et crus seulement le midi, JAMAIS le soir car ça fatigue l'organisme

Les melons, pastèques, miel sont des aliments à part qui se consomment seuls, ne se mélangent avec aucun autre fruit et pas entre eux non plus

Enfin boire 1,5 l d'eau non minéralisées (Volvic, Mont Roucou...)

Mon avis : Ce régime fera merveille pour aider à régler des troubles digestifs et il sera également efficace pour perdre du poids. Mais c’est un régime déséquilibré qui générera avec le temps des carences nutritionnelles et une perte musculaire ! A ne jamais suivre dans la durée !

 

2 : Le régime hyperprotéiné

Ces régimes ont  été malmenés par les nutritionnistes mais il y a de nombreuses preuves qu’en mangeant plus de protéines, on perd du poids et des graisses corporelles. Les protéines agiraient en augmentant la thermogénèse (le nombre de calories brûlées par l’organisme)

Quels risques ?

Ils ont été accusés de favoriser les maladies rénales et l’ostéoporose mais il n’existe pas de preuves chez l'homme qu’une alimentation modérément riche en protéines (20 à 29% des calories) soit néfaste pour les reins d’une personne en bonne santé, lorsqu'elle s'accompagne de suffisamment d'eau et de végétaux. Cependant les diabétiques et les personnes qui souffrent de problèmes rénaux devraient rester prudents et prendre le conseil d’un médecin.

En ce qui concerne l’ostéoporose, le risque est surtout lié à la consommation de protéines animales, pas végétales. Ce risque s’explique par le fait que les protéines animales augmentent l’acidité de l’organisme, qui répond en puisant dans le calcium osseux.  On peut éviter cette acidose en augmentant fortement sa consommation de fruits et de légumes. 

Qu’est-ce qu’un régime riche en protéines ?

Notre consommation de protéines se situe autour de 15% des calories totales.

Dans un régime modérément protéiné, pauvre en glucides, comme Le Nouveau Régime Atkins, celles-ci représentent 20 à 25% des calories en phase de croisière, sans jamais atteindre 30% des calories en phase. Le régime Paléo original, très en vogue aujourd'hui, est lui aussi modérément riche en protéines. Lorsque les protéines apportent plus de 30-35% des calories, on parle de régime hyperprotéiné ( ex : le régime DUKAN qui apporte 40% et plus)

Quelques bonnes sources de protéines

  • haricots, falafel, pois et lentilles.
  • soja : tofu, tempeh, miso, tonyu (lait de soja).
  • noix, noisettes, amandes et beurre de noix, graines de sésame et de courge, beurre correspondant (tahine).
  • poissons, crustacés, volailles, viandes rouges, abats.
  • oeufs, laitages.

Des suggestions pour augmenter la consommation de protéines sans se lasser:

  • Faites des oeufs durs et utilisez-les le matin au PDJ ainsi que dans vos salades.
  • Essayez le soja deux fois par jour : par exemple un verre de lait de soja le matin (ou en collation), du tofu dans une salade à midi ou le soir.
  • Ajoutez des haricots, pois, lentilles à vos soupes et salades.
  • Ajoutez des dés de volailles à vos soupes, salades et sauces.

Pour aller plus loin : le nouveau régime ATKINS ou le régime paléo

 

3 : Le régime INDEX GLYCEMIQUE BAS

EN QUOI CONSISTE CE RÉGIME

Il vise à remplacer les aliments à index glycémique (IG)  élevé par des aliments à IG bas afin de maîtriser sa glycémie et inciter son corps à utiliser les graisses comme source d’énergie.
Dans le régime IG, les glucides proviennent des fruits, des légumes et légumineuses, des tubercules (à l’exception de la pomme de terre qui doit être consommée avec parcimonie) et des oléagineux.Le régime IG autorise une grande variété alimentaire et s’intéresse davantage à la qualité des nutriments qu’à leur quantité.

 

POURQUOI LE RÉGIME IG EST EFFICACE

Notre biologie est respectée : Le régime IG est proche du régime ancestral suivi par l’homme depuis des centaines de milliers d’années : il est donc celui qui est le mieux adapté à nos gènes et à notre physiologie. Une alimentation à index glycémique bas ne provoque pas de pics de glycémie. Elle incite l’organisme à utiliser les graisses comme source d’énergie.           On a moins faim : il ne provoque pas de fringales et prolonge la satiété.                         On ne craque pas :  pas de frustrations car aucun aliment n’est exclu                            On a plus d’énergie ; on perd du poids. Les réserves de graisses diminuent tandis que la masse musculaire est préservée, pas d’hypoglycémies, pas de coup de pompe                    Le régime n’est pas contraignant : Pas de calories à compter, pas d’aliments à marier entre eux ou au contraire à éloigner les uns des autres, le régime IG est d’une grande simplicité.

 

ALIMENTATION À IG BAS : LES 8 RÈGLES À SUIVRE

1. Du pain et des céréales à IG bas ou modéré, c'est-à-dire inférieur à 55.  

Pains bis ou complets multicéréales (froment + avoine, orge ou seigle) au levain, et du riz complet ou riz basmati (même blanc).

2. Au moins 3 fruits et 3 légumes par jour

Les fruits et légumes  ont un IG bas et ils constituent une excellente source d’antioxydants. Ils diminuent la sensation de faim. Les fruits et les légumes doivent représenter au moins la moitié de chaque repas. 

3. Des légumes secs deux fois par semaine.

Riches en fibres, en vitamines et minéraux, mais aussi en protéines, les légumes secs ont des IG bas tout en apportant peu de calories. En plus, ils servent d’aliments de base à la flore intestinale et contribuent ainsi à la bonne santé du système digestif.

4. Des noix et des oléagineux secs (noisettes, amandes…) chaque jour.

Ce sont de bonnes graisses qui protégeront votre cœur et vos artères. Ils agrémenteront à merveille vos plats ainsi que vos desserts et pourront être consommés en cas de petite faim.

5. Du poisson deux à trois fois par semaine.

Il apporte souvent des oméga-3 qui réduisent le risque de maladies cardiovasculaires et jouent un rôle dans le fonctionnement cérébral. Le saumon, les sardines, les maquereaux et le hareng font partie des poissons les plus riches en oméga-3.

6. De la viande, des œufs deux à quatre fois par semaine.

Privilégier les viandes les moins grasses présentant des teneurs en acides gras saturés basses. Les œufs sont bons pour tous. Pour les végétariens, les steaks de soja et le tofu offrent d’excellentes alternatives à la viande. Tous ces aliments ont un IG bas.

7. Des laitages avec modération.

Pas plus d’un à deux par jour, en raison de leurs effets marqués sur l’insuline (lait et yaourts). Les fromages ne sollicitent pas l’insuline mais ils sont riches en graisses saturées et souvent trop salés. Même avec peu de laitages, une alimentation à IG bas assure à l’os une bonne santé parce qu’il est riche en potassium et en calcium (fruits, légumes, céréales complètes).

8. De l’huile de colza et d’olive pour l’assaisonnement et la cuisine, de préférence portant la mention « première pression à froid ».

L’huile d’olive pourra s’utiliser pour la cuisson puisqu’elle supporte bien les hautes températures et l’huile de colza pour les crudités afin d’apporter tous les acides gras essentiels
Sources : lanutrition.fr

Pour aller plus loin : le nouveau régime IG ( Angélique houlbert, Thierry Souccar éditeur))

 

Pour plus d'efficacité !

Il faut bien l’avouer, ce n’est pas toujours toujours facile dans notre monde moderne d'atteindre les objectifs d'équilibre alimentaire. C’est pour cela que, en tant que naturopathe, j’encourage aussi les démarches suivantes qui peuvent idéalement compléter ou s'intégrer aux conseils précédents :

Substituts de la ration calorique journalière : parfaitement équilibrée et d'une bonne densité nutritionnelle  la gamme Energy Diet de chez BEAUTYSANE est un moyen moderne,  agréable, facile et assez économique pour atteindre vos objectifs d’équilibre alimentaire et donc aussi de minceur durable si besoin. Elle s’intègre facilement à vos habitudes de vie et est savoureuse !                                                                                                   Pour en savoir plus : www.beautysane.com      ou me demander.

Cure de rééquilibrages des métabolismes : l’association vieômieux propose une excellente cure pour mincir durablement et surtout conserver ou retrouver la forme.  Il faut savoir  que nos organismes, dans notre monde moderne, souffrent non seulement de carences nutritionnelles diverses mais aussi de surcharges liées à la pollution  et aux métaux lourds. C’est pour ces raisons que, de plus en plus souvent, la démarche d’ équilibre alimentaire ne suffit pas ou plus. Il faudra alors, pour des résultats efficaces et durables,  rééquilibrer l’hypothalamus et l’ensemble des métabolismes avec une supplémentation ciblée EN PLUS de la démarche incontournable d'équilibre alimentaire.                                                                  Pour en savoir plus : www.vieomieux.com     ou me demander

 

                                                                          Jean-Pierre CINIER

 

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